My Cancer is Rich

Comment rire ~jaune~ avec son cancer du sein : tentative de thérapie par la dérision

13 octobre 2007

Docteur Knock, Anticancer

C'est de la bombe.

Non, pas le livre. Je me tâte encore pour savoir qu'en penser.

La bombe, c'est la chronique de Guillaume Erner ce matin sur France Inter, Eclectik :

Voici la puissance de la maladie puisque donc, David Servan-Schreiber a sorti un livre de thérapie par le rire qui s'appel "Anticancer".

En ce moment Rebecca, tout le monde est malade, et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'évoquer aujourd'hui un livre rempli de conseils pour guérir, je veux parler "d'Anticancer", le dernier ouvrage de David Servan-Schreiber. Alors je précise d'emblée qu'Anticancer est un livre bourré d'optimisme, enfin disons plus optimiste que "Le pavillon des cancéreux" de Soljenitsine, puisque comme on s'en souvient chez Soljenitsine, Roustanov et Kostoglorov, malgré leur leucémie, se font la gueule, il fait froid et en plus, y a plus de vodka.

Plus rigolo que Soljenitsine donc, plus concis, aussi Servan-Schreiber pense que notre décès par cancer n'est pas inéluctable, mais seulement, disons, probable. Avec Servan-Schreiber, finie la médecine Bisounours, celle qui rappelle que l'espérance de vie ne fait qu'augmenter, finie cette tranquillité béate sous prétexte que la recherche contre le cancer a fait des progrès et refait la salle à manger de Croze-Marie.

N'écoutez pas ces charlatans, nous dit David Servan-Schreiber, authentique disciple du grand Docteur Knock. Le docteur Knock nous expliquait, je cite, que "les gens bien portants sont des malades qui s'ignorent", un propos que Servan-Schreiber traduit par, je cite la première phrase de son livre : "Nous avons tous un cancer qui dort en nous". Un cancer qui dort, je vous préviens, si vous bouger, ça va réveiller votre cancer !  Comme le dit Servan-Schreiber, la maladie touche des gens de plus en plus jeunes, des gens qui n'ont jamais fumé, bref je veux  pas vous inquiéter, mais désormais les nouveaux malades sont en pleine santé !

Pire encore, une personne sur quatre a un cancer, ce qui installe une certaine tension quand on dispute un double au tennis. Pourtant, le pire dans cette histoire de cancer, ce serait de vous inquiéter, parce que le stress, figurez-vous que c'est une cause de cancer. Moi je dis ça, mais c'est pas pour vous faire du mouron, de toutes façons c'est très rare, les gens stressés.

Autre scoop contre le cancer, il faut faire de l'exercice physique, mais alors là attention c'est pas simple. Contre le cancer du rectum, il faut marcher une demi-heure par jour. Contre celui de la prostate, il faut faire du jogging pendant une heure, bref, quand on pense à la maladie de Mitterrand on comprend pourquoi Sarkozy passe sa vie à courir. Mais si vous n'aimez pas courir, nous dit Servan-Schreiber, remplacez ça par de l'exercice, par exemple, je cite, page 88, "sortir les poubelles". Alors ça j'avoue que j'ai pas très bien compris pourquoi, mais de toutes façons, il y a un moment ou cancer ou pas cancer, faut bien descendre la poubelle.

Alors je me permettrai juste d'ajouter deux conseils. Premièrement, si vous êtes à la Hague, le nucléaire a beau être sans danger, prenez quand même votre sarcophage en béton avant de descendre les déchets, sinon vous risqueriez d'attraper froid. Segundo, si vous êtes déjà en chimio, quand vous descendez les poubelles, mettez un bonnet parce que sinon, en plus de votre cancer, vous allez nous attraper froid au crâne. Par ailleurs, si vous tenez à survivre, arrêtez de bosser : mourir en bonne santé, c'est un job à temps plein.

Alors je vous résume ce qu'il faut faire : d'abord, le sucre, hein, vous oubliez, vous remplacez ça par du sirop d'agave, le soir vous avez droit à du hoummous sur du pain multi-céréales, l'eau, il faut la filtrer avec un filtre à osmose inversée, veillez à manger beaucoup de quinoa, des framboises et du cucurma en poudre. ATTENTION ! du cucurma en POUDRE ! Surtout pas en gélules parce que ça fonctionne pas, et puis du beurre bleu-blanc-coeur, je vous assure, un label accordé aux produits issus d'animaux partiellement nourris aux graines de lin. Alors depuis que je sais qu'il faut être suicidaire pour consommer du beurre non-issu d'un animal qui mange des graines de lin, c'est simple, j'ai acheté une vache et je la nourris avec mes chemises, je vais beaucoup mieux !

Alors, en consultant cette liste d'ingrédients, on pourrait se dire que finalement David Servan-Schreiber nous livre une version New-age du bain de siège de Rika Zaraï.

Mais il y a autre chose dans ce livre, l'idée que le cancer est la conséquence de notre style de vie, et qu'en somme, une fois informés, c'est notre responsabilité de devenir malades ou de rester en bonne santé. Finalement, guérir du cancer c'est une question de formation et de volonté, comme trouver un emploi ou réussir sa carrière. Ainsi le cancer de Servan-Schreiber est une maladie du capitalisme libéral où chacun se retrouve seul face à son destin.

D'ailleurs dans une interview au Nouvel Observateur, notre nouveau Docteur Knock donne le conseil suivant aux malades, je cite : "oubliez l'état, agissez vous-mêmes, prenez-vous en main". Prenez-vous en main, dit-il, car, sans vouloir vous stresser, la main invisible de la maladie saura reconnaître les siens...

Brrrrrr....



Posté par AnaCaracol à 11:52 - Lu, vu, entendu, - Commentaires [16] - Permalien [#]

Commentaires

    Lapushka, il paraît

    qu'on découvre parfois au hasard d'une autopsie des gens qui avaient un cancer "non répertorié", en bref on aurait des petits cancers en attente, mais que notre système immunitaire empêche de se développer.

    Par contre désolée je ne sais plus où j'ai lu ça, une "rumeur" scientifique sans ses sources c'est pas sérieux

    Posté par Anacaracol, 17 octobre 2007 à 07:17
  • DSS.... et les autres...

    qui disent que le cancer est lié à notre mode de vie... Je ne considère pas cela comme une accusation qui vise le malade, mais bien au contraire une mise en cause des industries.... (alimentaire, pharmaceutique, etc)... Petit souvenir, ma première plaquette de pilule, dans les années 70. Contre-indication : "grossesse".. c'était la seule chose marquée dessus... 10 ans plus tard, il y avait 5 lignes écrit très petit, très serré ; et maintenant, mon toubib conseille à ma fille de commencer par un stérilet plutot que pour la pilule lorsqu'elle aura besoin d'un contraceptif (pour éviter d'avoir un cancer dès 23 ans !!!)... Je ne suis pas coupable d'avoir pris la pilule à l'époque, mais le laboratoire ????

    Posté par monique37, 18 octobre 2007 à 10:29
  • J'ai moi aussi lu le livre en question et je pense qu'il s'agit là d'un récit fait par un malade qui a trouvé sa propre façon de "combattre" son cancer. Certes il est médecin, certes il s'appuie sur des études sérieuses et prouvées, mais à nous, malade ou non mais en puissance de faire nos choix de vie. Et puis le cancer (ou les cancers) frappe, et là on remet tout en question,sa vie d'avant, son alimentation, sa façon de marcher, de dormir, d'être tout simplement. Que l'on mange bio ou pas, que l'on fume ou pas, que l'on fasse du sport ou pas, que l'on prenne la pillule ou pas, lui il ne fait pas dans le détail, il est là. Alors accusons qui on veut, qui on peut, qui on a envie de voir sur le banc des accusés pour nous soulager, pour nous donner une sorte de bonne conscience, "ce n'est pas moi", "ce n'est pas ma faute", "j'y suis pour rien", ou que sais-je encore. Le premier medecin que j'ai vu, en avril 2006 m'a fait un shake up complet depuis mon adolescence jusqu'au jour "j" il en a conclu que rien dans ma vie ne me prédisposait à avoir un cancer du sein et donc je ne pouvais pas l'avoir et pourtant 6 mois après il était bel et bien là ce foutu crabe.
    Tout ça pour dire, que ce livre si il peut permettre à certains de trouver un plaisir nouveau, une autre façon d'être pourquoi pas. Personnellement il ne me dérange pas, j'en prends une part pour moi parce qu'elle me convient même si je ne suis pas sure que tout cela empêchera le cancer d'être anéanti pour tous et pour toujours.

    Posté par Béatrice, 20 octobre 2007 à 20:12
  • TROP DROLE

    alors là chapeau ! j'étais morte de rire en lisant ton analyse sur le bouquin de DSS , j'ai adoré "la vache avec les chemises"...

    bravo pour ton humer c'est ESSENTIEL

    bisou

    CATHERINETTE une essentielle de plus !

    Posté par CATHERINETTE, 27 octobre 2007 à 15:22
  • aider moi

    connaisez vous une adresse email d un grand docteur contre le cancer
    car mon papa est tres malade


    merci

    Posté par petlou, 09 février 2008 à 20:26
  • Petlou

    Je ne connais pas de "grand docteur", juste ceux que j'ai rencontré dans le cadre du suivi de ma maladie. Le médecin de votre père est probablement celui qui peut mieux le conseiller, en tout cas mieux que moi.

    Bonne chance

    Posté par Anacaracol, 11 février 2008 à 21:49
  • Quand on ne veut pas comprendre on ridiculise

    Ce Guillaume Erner c’est un … ou il en fait exprès. Il n’a rien compris, ou fait semblant de ne pas comprendre, au livre de Servan-Schreiber. Je le cite :
    « Le docteur Knock nous expliquait, je cite, que "les gens bien portants sont des malades qui s'ignorent", un propos que Servan-Schreiber traduit par, je cite la première phrase de son livre : "Nous avons tous un cancer qui dort en nous". Un cancer qui dort, je vous préviens, si vous bouger, ça va réveiller votre cancer ! »
    Des cellules précancéreuses, qu’est-ce que cela a d’idiot à dire. On a souvent comparé les globules blancs à des flics chargé de débarrasser notre corps des intrus, des délinquants. On peut donc faire la comparaison avec les « cellules dormantes » qu’un signal réveille : et vlan, le 25 juillet 1995, une bombe explose dans une rame du RER B à la station Saint-Michel, marquant le début de la campagne d'attentats en France revendiquée par le GIA algérien. Et vlan, dans l’organisme un nouveau cancer se réveille suite à l’éradication d’une tumeur cancéreuse. Servan-Schreiber n’emploie pas cette métaphore mais c’est ce qu’il nous explique.
    Le Dr Knock ? Justement, c’est qu’il a fait longtemps partie de cette caste de médecin qui savaient tout et dédaignaient toute voie qui s’écartaient des études scientifiques et des médicaments chers provenant des lobbies des labos [et qui pourtant mériteraient l’expression populaire « des médicaments pires que le mal »]. Lorsqu’il a été atteint par ce mal qu’il a découvert inopinément, son optique a complètement changé et il a les mêmes réflexions que n’importe quel patient. Et c’est ça qui dérange. Enfin, essayer de prévenir le cancer, cela doit aussi déranger : rien qu’à Paris, il y a au moins 8 organismes spécialisés qui s’occupent de ce fléau, et je ne parle pas de ceux des régions. Cela fait beaucoup de monde…

    Posté par chinot, 03 mars 2008 à 12:42
  • question

    bonjour, excusez moi, je me permets de vous écrire car je cherche le titre du livre de rika zaraï sur le rire thérapeutique, je suis étudiante infirmière, et je dois faire mon mémoire sur le rire et les soins.
    Pouvez vous m'aider?
    merci d'avance

    Posté par vanini, 17 juillet 2008 à 07:40
  • EXCESSIVE??????

    Un petit peu non??????

    Posté par pascal, 13 octobre 2007 à 15:17
  • Certes, certes...

    C'est excessif, ceci dit ça s'appelle "La revue de presse du pire" donc on sait à peu près à quoi s'attendre, c'est caustique, dirons-nous.

    Mais outre le fait que c'est assez marrant, je suis très inspirée par la partie finale qui me parle vraiment bien. Peut-être ma sensibilité gauchiste qui me fait assimiler le cancer au capitalisme libéral ! ))) Mais sérieusement, ça colle bien avec ce sentiment pénible de culpabilité diffuse que je ressens à écouter ce discours généralisé du moment, tendant à nous responsabiliser de notre maladie...

    Posté par AnaCaracol, 13 octobre 2007 à 16:18
  • pas d'accord...

    Je n'ai pas eu le sentiment que Servan Schreiber accuse quiconque d'être responsable de sa maladie.
    Par contre, il n'appartient qu'à lui seul (je parle du malade) de se prendre en charge. (comme par exemple accepter ou non un traitement)
    Servan Schreiber fait part de son vécu. Des conclusions, conséquences et leçons qu'il en a tirées.
    Les chiffres qu'ils donnent sont réels. Pas des hypothèses totalement utopiques.
    Nous sommes tous porteurs de cellules cancéreuses. Des bombes à retardement.
    Certains appuieront sur le détonnateur, d'autres non. Sans en être "responsables" pour autant.
    Mais en appliquant un certain mode de vie, en changeant ses habitudes alimentaires, il est peut-être possible de limiter la casse.
    Le sucre blanc est connu pour être "toxique". Pourquoi pas le remplacer par le Stevia, dite aussi plante à sucre, au pouvoir de 100 à 300 fois plus sucrant.
    A la question... Et pourquoi on n'en trouve pas dans le commerce ?
    Pour des raisons simples. L'industrie sucrière a le monopole.
    Et boire du thé vert, c'est bien, non ? Ses bienfaits sont connus et reconnus depuis bien longtemps, bien avant la sortie du livre.

    Seriez-vous objective quant à la lecture d'un ouvrage quelconque sur les "possibles" raisons (et non pas les causes) de développement d'un cancer, d'appliquer quelques comportements qui ne coûtent rien mais peuvent (éventuellement) aider à aller vers une guérison ?
    Je n'en ai pas l'impression.
    N'imaginez pas que je vous juge, blâme ou critique, loin de là. Trop respectueuse de la liberté de chacun.
    Vous n'êtes pas responsable de votre maladie. Servan Schreiber non plus...

    Posté par Joyce, 13 octobre 2007 à 20:46
  • Objectivité ?

    Vous pensez que je ne serais pas objective à "la lecture d'un ouvrage quelconque sur les possibles raisons de développement d'un cancer, ...". C'est exact, je suis parfaitement subjective.

    Je suis touchée, comment être objectif quand sa vie est en jeu ? Je suis une consommatrice bio, qui prend soin de garder un apport conséquent en fruits, légumes et céréales, diverses vitamines et Omega 3, qui prend son petit déjeuner DSS pomme-gingembre-yaourt-muesli, qui évite les graisses hydrogénées, l'excès de viande et les Ogm, et bien d'autres choses encore. En bref, je suis du côté DSS même si je n'y arrive pas puisque je ne fais pas encore de sport, que j'ai du mal à m'arrêter vraiment de fumer, que je bois encore du breizh cola et que je suis rétive au yoga.

    C'est du simple bon sens, pourquoi ne pas se donner les chances de prévenir ou guérir par une bonne hygiène de vie ? Faudrait être bête quand même, non ? C'est d'autant plus appréciable que sur le plan de l'hygiène de vie, de l'action individuelle à mener, je n'ai eu jusqu'ici que très peu de réponses médicales à part "mangez équilibré et faites du sport".

    On peut réagir diversement au livre de DSS ainsi qu'à la chronique de Guillaumer Erner, j'entends par là réagir sur des points divers.

    Pour DSS, je ne sais pas si j'arriverai à détailler sur ce simple commentaire, mais ce qui me dérange principalement c'est l'aspect élitiste de ce mode de vie, inaccessible au chargé de famille smicard. Se payer de la bouffe bio, des séances d'Emdr, du temps passé à faire du sport et du yoga, c'est matériellement, objectivement, irréalisable pour beaucoup de gens. Donc, quid de ces laissés pour compte ? Comment vont-ils "oublier l'état et se prendre en main" ? Sont-ils donc condamnés à mourir de cancer faute de ressource ? Quelle interrogation peut-on porter sur notre société dans ces conditions-là ?

    Pour Guillaume Erner, très premier degré, il me fait rire. Je n'ai pas besoin d'être d'accord à 100% pour rire ou apprécier certaines idées. Mais j'aime la façon dont il lit entre les lignes et pointe l'idéologie sous-jacente de cet ouvrage.

    Et je répète : tout ça me paraît très bien, DSS a raison, il donne certainement de très bonnes pistes qui de toutes façons répondent à la devise "Guérir, sinon ne pas nuire".

    Par contre, si on considère tout ça comme vrai, je suis effectivement, objectivement, certainement, bien responsable de ma maladie puisque je n'ai pas appliqué toutes ces recettes. La question reste : est-ce une responsabilité individuelle, ou partagée ?

    Posté par AnaCaracol, 14 octobre 2007 à 02:59
  • à l'envers...

    Ce n'est pas parce qu'on n'a pas appliqué les "recettes" de Servan Schreiber que l'on a déclenché un cancer.

    Je ne pense pas qu'un jour on puisse parler de "responsabilité". Ni individuelle, encore moins partagée.
    Je ne parle pas d'irradiations, de contacts avec des toxiques ou autres joyeusetés pas joyeuses. de ce genre.

    Par contre, pour certaines formes de cancer, on peut envisager une large part de responsabilité dans la mesure on l'on connait les facteurs déclenchants comme celui des poumons, du larynx, générés pour beaucoup par la consommation de tabac et (ou) d'alcool.

    Et manger "bien" et même "bio" (sans aller jusque là, il y a des petits producteurs sur les marchés qui sont bien moins chers que les grandes surfaces et ont des produits "venus d'ici" et pas d'ailleurs.
    Même avec des ressources limitées, c'est possible, je sais de quoi je parle.
    Mais bien sûr si l'on rajoute à la liste des courses les sodas, sucreries, charcuteries, plats cuisinés de la marque "ça va plus vite", du poisson pané, du ketchup de la mayonnaise, de la pâte à tartiner et les incontournables Kinder... alors là, je suis d'accord. Il n'y a plus de monnaie pour manger sain.

    Posté par Joyce, 14 octobre 2007 à 18:08
  • et puis...

    marcher, ç'est gratuit, faire du yoga dans son salon... aussi.

    Posté par Joyce, 14 octobre 2007 à 18:12
  • Effectivement

    Tout ce qui est réellement étudié et prouvé dans un cadre épidémiologique du cancer, c'est la cigarette et l'alcool.

    Ceci dit, je suis en absolu désaccord avec l'idée que "bien manger ce n'est pas difficile même avec des ressources limitées", ne serait-ce que parce que quand je parle de ressources, je parle aussi
    du temps qui est un luxe pour certains. C'est pour ça que si, je dis bien que marcher, faire du yoga ou ses courses au marché, ce n'est pas à la portée de tout le monde.

    Et la caricature du mauvais consommateur qui achète des Kinder et du ketchup à ses enfants, je la connais par coeur (puisque je suppose que le marché "pâte à tartiner - poisson pané" c'est le panier de la ménagère de moins de 50 ans avec des enfants).

    Je vous invite à étudier comment alimenter une famille de 5 personnes en fruits, légumes et poisson frais avec un budget de 100 € par semaine, tout étant absente de la maison de 8h30 à 19h, s'occuper des enfants, préparer les repas (plats cuisinés interdits, équilibre nutritionnel obligatoire), ranger la maison, faire une heure de sport, ses courses au marché, se payer des cours de yoga et parvenir tout de même à garder du temps pour les loisirs ou tout simplement se reposer. C'est mon challenge personnel, et je n'y arrive pas. Je serais donc curieuse de rencontrer des gens qui y parviennent.

    En échec face à cette recommandation de mode de vie, je me retrouve donc bonne candidate au cancer, comme je pense, la majorité de la population française de mon âge.

    Je conclus donc : dire que ces efforts "ne coûtent rien", ça me fait bondir parce qu'ils ont un coût très élevé. Comme par exemple l'idée que ça pourrait m'amener à faire un choix du genre "travailler ou élever ses enfants".

    Posté par AnaCaracol, 16 octobre 2007 à 10:53
  • vous dites que nous sommes tous porteurs de "cellules cancereuses" ...peut etre sommes nous tous porteurs de cellules qui risquent de muter et de devenir cancéreuses non?...

    Posté par Lapushka, 16 octobre 2007 à 20:27

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